INFORET
Page d'Accueil Accueil
Plan Plan
Résumé Résumé
Comment rédiger ? Comment rédiger ?
Quoi de neuf ? Quoi de neuf ?
Liens Liens
Agenda Agenda
Actualités Actualités
Agenda Agenda
Espace Asso Espace Asso
   - Les Amis de la forêt de Verrières (91)
   - Les Amis du bois de Saint-Cucufa (92)
Histoire Histoire
Humeur Humeur
Journaux Journaux
Sites actifs Sites actifs
Site réalisé avec BioSPIP
Ce site est optimisé pour tous les navigateurs qui respectent les normes internet !
Retour à la page d'accueil  Actualités

Déforestation au Québec

lundi 24 janvier 2005, par Patrick de Bortoli


Nous reprenons ici un texte publié sur le site du peuple des forêts primaires

Aujourd'hui au Québec, l'état des forêts, le rythme de la déforestation et l'insouciance des gouvernements prennent dangereusement l'allure de la tragédie malaisienne ou amazonienne. La forêt québécoise d'essence publique, ne l'est aujourd'hui qu'en apparence puisqu'elle se vend à coup de CAAF, c'est-à-dire de contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier octroyés à des entrepreneurs (sans consultation préalable de la population), qui l'exploitent jusqu'à l'âme ! Depuis 1987, presque la totalité du territoire forestier exploitable à été littéralement donné à plus de 300 CAAF. Pas étonnant quand on peut lire dans le cahier officiel de la mise à jour du régime forestier du ministère des Ressources naturelles que : « le développement durable des forêts implique l'utilisation des diverses ressources disponibles à des fins économiques » !

Afin de calmer les quelques esprits indomptables et rassurer l'opinion publique (si tant est qu'on l'entende), on a évincé du vocabulaire l'expression de « coupe à blanc » pour la remplacer par des euphémismes trompeurs et mensongers tels « coupe avec protection de la régénération et des sols » (CPRS), « rendement soutenu », etc. En fait, la CPRS est une coupe à blanc qui peut s'étendre sur une superficie allant jusqu'à 150 hectares de forêt boréale.

De 1991 à 1996, le gouvernement québécois a accordé une augmentation de plus de 60% des volumes de résineux à récolter. On parle d'une augmentation à proportions suicidaires. On prend à la forêt plus que ce qu'elle est en mesure de fournir. C'est l'avenir de la forêt boréale québécoise qui est hypothéqué, sa faune, ainsi que les peuples autochtones qui y vivent. On presse l'orange et on jette l'écorce !

À la Baie James, territoire des Cris, « la plupart des territoires de chasse de Waswanipi sont rasés à 30% ou à 50%. Dans certain cas on parle de 90%. » affirme Paul Gull. Au niveau du 52ème parallèle, la Baie James représente un écosystème tout à fait particulier à cause notamment à sa température caractéristique qui se situe annuellement, en moyenne, entre 0 C et 2.5 C degrés. La région qui essentiellement plantée d'épinettes noires, à croissance lente, et où la période de croissance de la végétation, en raison du climat, est extrêmement courte, font d'elle une région très vulnérable à l'extinction définitive, suite aux coupes rases.

Pour satisfaire l'insatiable soif des compagnies, le gouvernement octroie aujourd'hui encore des permis de coupe. « Ces permis d'exploitation pourraient compromettre la pérennité de ces écosystèmes fragiles » (Greenpeace) ainsi que le mode de vie traditionnelle des autochtones de la région. Cette région forestière représente 433 645 km2 de superficie, soit 28% du territoire. Il y a urgence !


Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)


afficher une version imprimable de cet article Imprimer l'article
générer une version PDF de cet article Article au format PDF

DANS LA MEME RUBRIQUE :
- Lorsque de pseudo arguments écologiques favorise la finance.
- A la Sainte-Catherine, tout bois part en Chine
- Parc forestier de la Brague : un exemple à méditer
- DITES NON AU PILLAGE DE LA FORÊT D'ARC-CHATEAUVILLAIN.
- Ne me parle pas de Grenoble
- Renards : contrôle de population ou extermination ?
- Forêt du Mans
- Cahier Nature de Terre Sauvage : Arbres et forêts.
- Ermenonville, bientôt plus connue pour ses coupes rases que sa mer de sable
- La forêt en danger d'industrialisation


AUTEUR :
- Patrick de Bortoli
Précédent Haut de page Suivant
 admin  -  webmaster