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NE LAISSONS PAS LE GOUVERNEMENT CHINOIS CONTINUER DE VIOLER IMPUNÉMENT LES DROITS DE L'HOMME AU TIBET
Par la pression internationale, exigeons la libération du lama Tenzin Delek Rinpoché
HALTE À LA LOI DU SILENCE !

mardi 31 janvier 2006, par hacktivist


Vous aussi manifestez votre opposition à la détention du Lama Tenzin Delek, qui a courageusement dit non au pillage de la nature de son pays et critiqué la politique de déforestation menée par le gouvernement chinois. Sa santé est précaire, due à ces conditions de détention. Ne le laissons pas mourir en silence.

Signez la pétition

Extrait de l'encyclopédie libre Wikipédia :

Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences d'une exploitation commerciale intensive. Le Tibet est riche en minerais, y compris des réserves considérables d'or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium, qui sont parfois extraits sans considération pour l'environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85% !

Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que niveau de vase dans des fleuves tels que le Yang-tseu-kiang ont atteint des niveaux sans équivalents dans le monde. Les effets dépassent maintenant les frontières du Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois lui-même a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.

Extrait de Tong Tana (journal du Bruno-Manser_Fond) Sept 99 99

Pas de clémence pour les forêts tibétaines - La déforestation du Tibet par la République populaire de Chine se poursuit sans relâche : tous les jours, on peut voir jusqu'à 100 camions ou davantage emprunter la voie stratégique Lhassa-Quamdo-Chengdu. Le diamètre des billes est en général de 40 à 70 cm, mais peut dépasser 150 cm. Leur longueur est souvent supérieure à celle des véhicules. L'armée chinoise participe au transport. Une autre méthode consiste à précipiter les troncs par milliers dans les fleuves qui se dirigent vers la Chine orientale. Les forêts vierges tibétaines, riches en espèces, sont considérées comme la dernière réserve de bois chinoise. Déjà, d'immenses paysages de montagne du Tibet sont rasés avec des méthodes d'exploitation souvent primitives. En Chine, le bois tibétain est utilisé de toutes les manières possibles : dans les chantiers navals et l'industrie du papier, pour la construction, le chauffage, etc. Les inondations catastrophiques de l'an passé ayant incité les Chinois à interdire la coupe de bois dans le cours supérieur du Yang-Tsé, ils sont d'autant plus enclins à piller les forêts des pays voisins et des régions occupées.

Boycottez les produits de la Chine populaire

Afin de garder à l'esprit ce que notre inaction fait endurer à Tenzin, nous reproduisons l'audition commune par le groupe d'études de l'Assemblée nationale et le groupe d'information du Sénat de M. Takna Jigmé Sangpo le mardi 25 mars 2003 :

"Au Tibet, les libertés sont absentes, les droits de l'homme sont bafoués. Pendant 37 ans, j'ai été emprisonné, torturé, humilié, privé de droits. Mon corps est un témoignage de tout ce qu'il y a de souffrances, de tortures. Tout a commencé en 1964 : le Tibet, depuis longtemps envahi, subit alors des atrocités, des destructions culturelles et humaines massives. L'ex Panchen Lama avait rédigé un réquisitoire contre la Chine, les « 70 000 caractères » ; celui-ci a donné lieu à des réunions obligatoires de discussion. Je n'ai pas voulu suivre la version officielle, j'ai dit que je respectais le Panchen Lama et que ce qu'il disait n'était pas erroné. Au cours d'une session d'autocritique, je fus interrogé, battu, afin de me faire avouer que le Panchen Lama avait tort. Tout était fait pour que le Tibet devienne chinois. Au contraire, j'ai dénoncé toute cette mise en scène comme illégale, inhumaine, inimaginable.... Surnommé le « petit Panchen Lama », je fus arrêté et condamné à trois ans de prison.

A cette époque, les assistants du Panchen Lama étaient divisés en trois catégories :

- les résistants les plus virulents étaient enfermés dans la prison de Sangyip, dans des cellules totalement obscures ;

- d'autres résistants étaient condamnés aux travaux forcés ;

- les derniers étaient laissés libres mais obligés de porter le chapeau noir des gens jugés dangereux.

Après trois années de travaux forcés, j'ai été relâché et forcé de porter le chapeau noir, devenant pendant deux ans « prisonnier dans la société ». Puis, j'ai été accusé d'inciter des proches à passer des documents en Inde et emprisonné dix ans de 1970 à 1980, avec interrogatoires, lavage de cerveau, tortures... dix années suivies de trois années de travaux forcés dits « réforme par le travail ». Relâché et mis sous surveillance, j'ai néanmoins collé des affiches à Barkhor (la vieille ville de Lhassa). Le 1er septembre 1983, je suis de nouveau condamné à 15 ans de prison.

En 1987, des manifestations anti-chinoises ont lieu à Lhassa. En prison, nous avons eu vent de ces manifestations : Estimant qu'il nous appartenait de prendre en charge notre sort, j'ai persuadé mes co-détenus de manifester notre solidarité avec les personnes du dehors. Ma peine a été prolongée de cinq ans.

Si mes peines ont été ainsi prolongées, c'est que je n'ai pas voulu rester passif, même en prison.

En 1991, alors que la Chine voulait montrer au monde qu'elle s'ouvrait, j'ai appris que des personnes étrangères devaient visiter la prison. J'ai creusé un petit trou dans le mur de ma cellule et j'ai pu crier au moment où les visiteurs passaient, dans les quelques mots d'anglais que j'avais appris pour cela et aussi en chinois : « Indépendance pour le Tibet ! Chinois, hors du Tibet ! ». J'ai été battu presque jusqu'à la mort, placé en cellule d'urgence de 2 mètres sur 2 mètres , sans toit, avec un simple filet, alors que la température était de - 17°, - 20° de janvier à avril, plus de quatre mois. Finalement, ma peine a été augmentée de huit années. Ce n'est que plus tard que j'ai appris que les visiteurs venaient de Suisse.

Au total, j'ai subi trente deux années de prison ferme et cinq ans de réforme par le travail. Ma peine devait s'achever en 2011.

Pour résumer, le peuple tibétain n'a pas de voix, nous ne pouvons pas nous laisser écraser par les Chinois. Tout le Tibet subit cette oppression.

Durant mes périodes d'emprisonnement et de travail forcé, il fallait fendre des rochers, niveler des montagnes, transporter des pierres... C'était très dur pour des détenus très affaiblis. Certains en sont morts. En 1975, je suis devenu aveugle, tant j'étais faible... plongé dans une solitude terrible, je ne pouvais plus travailler. Malgré de multiples requêtes, je n'ai reçu aucun soin. On me disait : « C'est ton sort ! II est impossible de t'emmener à l'hôpital, pour des raisons de surveillance ». Seul dans ma cellule pendant 5 ans, aveugle, je n'avais que mes doigts pour sentir le niveau d'eau dans mon verre.

Les autorités chinoises sont très fortes pour rédiger des rapports sur le respect des droits de l'homme. Mais ces dispositions ne sont pas appliquées aux Tibétains

En 1980, j'ai été brièvement relâché, des amis m'ont fait soigner et j'ai retrouvé une vue très imparfaite de l'oeil gauche. En Suisse, en 2002, j'ai guéri de l'oeil droit. En 1996, j'avais demandé à un ophtalmologue tibétain collaborateur d'obtenir des soins d'un médecin humanitaire, mais cela me fut refusé.

Plusieurs centaines de personnes sont mortes de faim, de faiblesse, sous les coups...

Pendant plusieurs mois, j'ai été enchaîné au niveau des jambes. J'ai eu aussi des menottes qui incluaient les bras et le torse, tellement serrées que mes doigts sont devenus d'immenses ballons. Il est inimaginable qu'il soit possible à un homme de faire subir tant de souffrances à un autre homme, et ce n'est pas seulement du passé.

En 2001, je fus tellement malade, que les Chinois furent obligés de m'admettre à l'hôpital. J'ai protesté contre les soins douteux que je recevais. Ce fut l'occasion de nouvelles tortures à l'hôpital même : sur la poitrine nue, on plaça des bocaux avec des ferrures entrant dans la chair... Les soignants semblaient heureux de me voir souffrir... Dans cet hôpital de Sera, deux prisonniers d'opinion sont morts, faute de soins.

En 1998, dans notre prison, le 1er Mai, il faut célébrer la fête du Travail, la gloire de la Mère Patrie. Les prisonniers ont refusé de saluer le drapeau chinois. Les gardiens ont tiré, il y eut des blessés, certains sont morts.

Il y a encore 200 prisonniers d'opinion connus au Tibet, davantage en réalité. Je remercie les gouvernements et les Parlements qui ont fait des campagnes d'opinion pour qu'ils soient libérés. Ces campagnes sont efficaces.

C'est pourquoi je suis ici. Je vous invite à accroître et à renforcer vos actions, afin que les négociations en cours entre le Dalaï Lama et la Chine aboutissent, que l'autodétermination du Peuple Tibétain soit reconnue, que le choix de Pékin pour organiser les Jeux Olympiques de 2008 serve, dans toute la période de préparation, à mener des actions pour que les droits de l'homme soient respectés au Tibet.

M. Takna, en réponse à diverses questions :

Dans le Tibet oriental, la présence de nombreux colons a permis aux Chinois de devenir majoritaires, mais pour l'ensemble du Tibet, la population est composée de 50 % de Tibétains et de 50 % de Chinois. Les autorités chinoises donnent des chiffres différents : 5,8 millions de Tibétains, 7,5 millions de Chinois, mais elles y incluent les militaires. Leurs chiffres sont très douteux... On compte 130 000 Tibétains hors du Tibet, dont 100 000 sont en Inde. 85 000 ont pu suivre le Dalaï Lama lors de son exil.

Pendant toute ma détention, je n'ai jamais su qu'il y avait des personnes engagées dans le monde dans la lutte pour les droits du Tibet. Les détenus sont des personnes de non-droit. Je n'ai reçu aucun courrier.

Ce qui m'a fait tenir si longtemps : la seule force de ma détermination, la certitude que ma cause était juste et vraie : j'étais sûr que la vérité viendrait un jour à la lumière. Je devais résister, puisque la vérité devait émerger un jour ! Et puis, j'aime mon pays. Même si les Chinois répètent sans cesse que les Tibétains ne sont qu'une des 55 minorités qui habitent la Chine. Or ce n'est pas du tout la même chose. Le Tibet a une culture, une histoire, un art, un calendrier... Nous ne sommes pas une des 55 minorités inventées par les Chinois.

A la question de savoir quelles actions concrètes les parlementaires peuvent mener en faveur des Tibétains, M. Takna répond :

Toutes les actions que vous avez menées, parlementaires, associations, personnes individuelles, ont été efficaces : d'autres et moi-même ont été libérés. Depuis 1997-1998, les conditions de vie dans les prisons se sont améliorées.

Je n'ai pas de conseil à vous donner. Deux éléments sont importants :

- Faire reconnaître que le Tibet est sous occupation. C'est un fait depuis 50 ans. Il faut qu'il soit reconnu ;

- La liberté est très importante. Les Tibétains sont traités comme des sacs. L'absence de liberté nous empêche de garder notre culture. L'autodétermination est naturellement due au Peuple Tibétain. Je sais que le Dalaï Lama négocie. Il y aurait un statut d'autonomie dans le cadre de la République chinoise. Mais il convient d'être très clair car s'il n'y a pas une vraie liberté, organisée, nous serons écrasés. Il n'y a pas de vraie règle du jeu pour les Tibétains, donc pas de liberté. Même les cultivateurs et les nomades tibétains ont été trompés par les Chinois. Les négociations actuelles doivent aboutir à des accords concrets : Que l'on reconnaisse le gouvernement tibétain en exil !"

Rapport indépendant sur la déforestation au Tibet (en anglais)

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AUTEUR :
- hacktivist
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(1/1) 31 janvier 2006, par Le webmestre
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